EPIFLEX est une démarche développée par EDF R&D pour dynamiser les territoires français et leurs industries. Le sujet est solide, documenté, primé. Il fallait le rendre compréhensible par des gens qui ne sont pas chercheurs, en une minute trente.
La chaleur fatale, c'est l'énergie qu'un procédé industriel rejette sans l'utiliser. Elle existe, elle est là, et à l'échelle d'un territoire elle pourrait servir à l'usine voisine ou à un réseau de chaleur. La démarche EPIFLEX, développée par EDF R&D, porte sur cette logique de récupération et de circulation des flux entre les acteurs d'un même territoire, et sur les outils qui permettent de l'appliquer concrètement à des industriels et à des collectivités.
Le programme n'avait pas de problème de crédibilité. Il en avait un de diffusion. Le sujet vit dans des publications, des congrès et des rapports, c'est-à-dire dans des formats que lisent des pairs. Or les décisions qui font avancer ce type de démarche se prennent ailleurs : dans une collectivité, dans un comité de direction industriel, dans un jury d'appel à projets. Devant des gens compétents, mais qui ne sont pas du domaine et qui accordent une minute d'attention, pas trente.
D'où le format : une vidéo courte, une minute trente, qui va à l'essentiel.
Avant même de parler d'animation, il faut mesurer ce qui rend ce sujet résistant à la vulgarisation. Trois obstacles, et ils sont dans le sujet lui-même, pas dans la façon d'en parler.
Elle est invisible. Un panneau solaire se photographie, une éolienne aussi. Un flux de chaleur perdu ne se voit pas, ne se touche pas et n'a pas de forme. Il n'existe à l'image que si on décide de lui en donner une.
Sa valeur dépend de sa température. Un même nombre de kilowattheures n'a pas du tout le même intérêt selon qu'il sort à 300 °C ou à 40 °C. C'est contre-intuitif pour qui n'est pas thermicien : on croit compter de l'énergie, on compte en réalité de l'énergie utilisable.
Elle ne voyage pas. La chaleur se dégrade avec la distance, ce qui veut dire qu'un gisement n'a de valeur que s'il existe un besoin à proximité, et au bon moment. Le sujet n'est donc jamais seulement technique : il est géographique et il est collectif. C'est précisément ce qui fait la difficulté du message, et ce qui justifiait une vidéo plutôt qu'une note.
Le vrai obstacle sur ce projet n'était pas la complexité technique. Il était dans la tension entre simplifier et rester exact. Sur un sujet de R&D, chaque raccourci de langage est une approximation que l'équipe scientifique devra assumer publiquement. Et une équipe qui a signé des publications à comité de lecture ne signera pas une phrase fausse pour qu'elle sonne mieux.
Nous l'avons vu très concrètement dès le premier texte. Trois exemples réels, tirés des allers-retours sur le script :
Ce troisième point est le plus intéressant, parce qu'il inverse le réflexe habituel. On croit souvent que vulgariser consiste à retirer de la précision. Ici, c'est le contraire qui fonctionnait : une dizaine de publications, des thèses, de bons classements dans des appels à projets nationaux et européens, des trophées. Ces éléments-là sont plus parlants pour un non-spécialiste qu'une affirmation générale de sérieux. Le chiffre est concret, l'adjectif ne l'est pas.
La règle que nous avons appliquée sur tout le script : quand une phrase pose problème à l'équipe scientifique, ce n'est presque jamais le fond qui coince, c'est le verbe. Chercher le verbe juste coûte quelques minutes et évite une validation qui traîne trois semaines.
Plutôt que d'illustrer des concepts abstraits, la vidéo s'appuie sur des repères chiffrés lisibles à l'écran en deux secondes. Un gisement de chaleur valorisable exprimé en TWh dit en un plan ce que trois phrases d'explication ne feraient pas passer. Un ordre de grandeur bien posé fait davantage pour la compréhension qu'un schéma de procédé complet que personne n'a le temps de lire.
C'était la demande explicite : que ce soit agréable à regarder, sans jamais donner l'impression d'un contenu grand public qui prendrait le spectateur pour un débutant. Concrètement, la légèreté est passée dans le rythme, les transitions et les personnages, jamais dans les données ni dans le vocabulaire technique. Le ton s'allège, le contenu non.
Le sujet n'est pas un équipement, c'est une mise en relation entre des acteurs. L'échelle de représentation retenue est donc celle du territoire : des sites, des flux entre ces sites, des boucles qui se referment. Un plan technique aurait été plus impressionnant et beaucoup moins compréhensible.
Les hypothèses de modélisation, les conditions de validité, le détail méthodologique. Tout cela est essentiel dans une publication et mortel dans une vidéo d'une minute trente. Le rôle de la vidéo est de donner envie de poser la question suivante, pas de tenir lieu de rapport. Ce contrat, posé au démarrage, est ce qui permet ensuite à une équipe de R&D d'accepter les simplifications : elle sait exactement où elles s'arrêtent.
Une vidéo d'une minute trente qui présente la démarche à un public non spécialiste, utilisable en ouverture de réunion, en présentation de programme et en support de valorisation des travaux.
Le point à retenir pour un service R&D qui envisage ce type de production : le temps ne part pas dans l'animation, il part dans la validation du texte. Un script court, discuté ligne à ligne avec les personnes qui portent la responsabilité scientifique du sujet, et le reste suit.
Vidéo de présentation d'environ 60 secondes, à partir de 2 400 €, livrée en 30 jours.
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